Philosophie & Stratégie & Avenir & ventes de Renault

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Corsugone
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Philosophie & Stratégie & Avenir & ventes de Renault

Message par Corsugone » 05 févr. 2025 12:03

Intéressant : Audition de Luca de Meo, DG de Renault Group sur la situation de l’entreprise et de son secteur

https://www.youtube.com/live/55L-ekSobZ ... chPfgYB0Dk
"I have a problem with Porsches. They're wonderful cars, but I know I could never live with one. I don't go around saying that Porsches are a pile of dung, but I do know that psychologically I couldn't handle owning one" Rowan Atkinson.

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Re: Philosophie & Stratégie & Avenir & ventes de Renault

Message par Corsugone » 15 juin 2025 20:24

Catastrophe !

Luca de Meo quitte Renault pour Kering

Le patron italien a annoncé sa démission au conseil d'administration de la marque au losange ce dimanche. Il rejoint le groupe de luxe comme directeur général.

C'est un énorme séisme dans le CAC40. Luca de Meo quitte la direction de Renault. Le constructeur automobile l'a annoncé ce dimanche soir dans un communiqué de presse. Selon « Le Figaro », il rejoindrait Kering comme directeur général.

Cinq ans après son arrivée, le dirigeant italien quittera Boulogne-Billancourt le 15 juillet 2025, et continuera d'exercer ses fonctions jusqu'à cette date, précise le communiqué. « Il s'en va avec le sentiment du devoir accompli, et souhaite relever de nouveaux défis », souligne une source proche de la direction.

Le conseil d'administration a lancé le processus de désignation d'un nouveau directeur général.

Un transfert au plus haut niveau entre l'automobile au luxe, c'est un mouvement inédit en France, et sans doute plus largement. Luca de Meo quitte Renault en moins mauvaise posture qu'il ne l'a trouvé, même si le Losange, petit face à ses rivaux, est loin d'être sauvé. Il a relancé le groupe en soldant l'époque Ghosn, en rompant avec Nissan et en orchestrant une salve de nouveaux lancements.

Chez Kering, il trouverait un autre groupe à relancer. Plombé par la chute de Gucci, le groupe de luxe est à la peine depuis plusieurs années, et François-Henri Pinault cherche toujours la solution.
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Re: Philosophie & Stratégie & Avenir & ventes de Renault

Message par Corsugone » 01 janv. 2026 15:24

Le Monde.fr

Renault passe devant Stellantis sur le marché français des voitures en 2025

Dans un marché en baisse, Stellantis a continué à perdre des parts de marché, se faisant doubler par Renault, dont les nouveaux modèles ont du succès. Les voitures électriques atteignent 20 % des immatriculations. Le prix moyen des voitures neuves commence enfin à baisser.

Le suspense aura duré jusqu’aux dernières heures de l’année. Qui de Renault Group ou de Stellantis a vendu le plus de voitures en 2025 ? Pour la première fois depuis la création de Stellantis en 2021 à l’issue de la fusion entre PSA et Fiat Chrysler, Renault et sa filiale Dacia ont pris la tête du classement, avec 26,36 % de part de marché, contre 25,79 % pour les 14 marques de Stellantis (Peugeot, Citroën, Fiat, Jeep, Alfa Romeo…). Numéro un sur les ventes de camionnettes, Stellantis garde son avantage si on additionne voitures particulières et véhicules utilitaires, mais d’une courte tête seulement.

Cette bataille, qui a animé le marché – et les bonnes affaires – au moment des fêtes, ne permet pourtant pas de faire oublier « une année difficile, avec un “petit” marché plutôt orienté à la baisse », constate Marie-Laure Nivot, responsable de l’intelligence de marché au sein du cabinet spécialisé dans l’analyse de données automobiles, AAA Data. Les immatriculations reculent de 5 %.

Le leasing social – une offre de location de 50 000 voitures électriques subventionnées par l’Etat via les certificats d’économie d’énergie, accessible sous conditions de revenus – a soutenu les ventes au dernier trimestre, mais « sans compenser le climat d’incertitude qui a ralenti le renouvellement des flottes des entreprises », précise Marie-Laure Nivot. En revanche, le « verdissement » des véhicules est bien au rendez-vous : les immatriculations de voitures électriques ont progressé de 12 %, pour atteindre 20 % des ventes et même 25 % pour le mois de décembre 2025. « Elles franchissent le seuil des 300 000 unités en 2025, à 325 000 au 30 décembre, c’estwattures » rattrapent les ventes des modèles classiques à essence (21 %), le diese un palier », note l’experte de AAA Data. Les « l tombant à 5 %. Les motorisations hybrides caracolent en tête, avec 51 % du marché.

Les prix des voitures en baisse

Le marché des voitures particulières et des véhicules utilitaires légers souffre toujours. Fin 2025, il accusait toujours une baisse « équivalent à un trimestre de ventes » par rapport à 2019, juste avant la pandémie de Covid-19, regrette Xavier Duchemin, président de Stellantis pour la France. 1,6 million de voitures particulières ont ainsi été immatriculées en 2025, selon les données publiées le 1er janvier 2026 par la Plateforme automobile, qui représente le secteur, et 360 505 véhicules utilitaires légers. En 2019, 2,2 millions de voitures avaient été immatriculées et près de 480 000 camionnettes.

En revanche, les progrès en termes d’émissions à l’échappement sont à saluer : de 112,9 grammes de CO2 par kilomètre en décembre 2019, la moyenne est revenue à 81 grammes fin novembre.

Grande rupture en 2025, la hausse des prix des voitures neuves connaît un coup d’arrêt. « Les prix sont même en baisse, en moyenne, de 1,4 % sur la période de janvier à novembre 2025 par rapport à la même période de 2024, avec un prix de moyen de 35 762 euros », note Marie-Laure Nivot. Les électriques (42 992 euros en moyenne) suivent la tendance : AAA Data observe même des baisses de 10 % sur le segment des petits SUV électriques, dits « B-SUV », comme le Peugeot e2008. L’experte pronostique une part de marché de l’électrique grimpant à 25 % en 2026.

L’électrification des ventes s’accompagne d’une autre évolution : 69 % des achats de voitures par des particuliers se font en location longue durée (leasing). Un niveau jamais atteint. Les concessionnaires poussent les clients vers ce choix qui leur permet de vendre plusieurs fois la même voiture et d’être plus présents sur le marché de l’occasion, vers lequel se reportent de plus en plus de ménages qui achetaient des voitures neuves en 2019.

Stellantis en pleine « reconstruction »

Le groupe Renault fait figure de grand gagnant sur le marché français. Ses ventes progressent de 1,2 %. Plusieurs de ses modèles caracolent en tête des immatriculations : la Clio V, assemblée à Bursa en Turquie, est numéro 1, suivie en troisième position par la Dacia Sandero, qui sort de l’usine de Tanger, au Maroc, la plus grande du groupe. La R5, fabriquée à Douai (Nord), arrive en tête des modèles électriques. Dans la catégorie camionnettes, son Trafic, assemblé à Sandouville (Seine-Maritime), arrivait aussi sur la première marche du podium des ventes à fin novembre, suivi par le Kangoo, fait à Maubeuge (Nord).

Pour Stellantis, « c’est une année de reconstruction, nous ne sommes pas encore revenus au niveau que nous espérons », reconnaît Xavier Duchemin. Il a pacifié les relations avec les concessionnaires, tendues sous Carlos Tavares, secouées par la crise des airbags Takata défaillants et celle des moteurs Puretech. Mais ses immatriculations de voitures reculent encore de 7 % d’une année sur l’autre et de 47 % par rapport à 2019. « Le marché français est l’un des moins dynamiques d’Europe », estime-t-il. Il se rassure toutefois : « Nous avons pris la tête des ventes de voitures électriques, notamment en vendant la moitié des voitures du leasing social. » Sur 100 camionnettes électriques vendues en France, 42 sont des Stellantis, assure-t-il aussi. L’électrique représente 12 % des ventes sur ce marché.

Le recul de 5 % du marché en 2025 par rapport à 2024 a particulièrement pesé sur quelques marques étrangères, qui disparaissent quasiment. Volvo (marque suédoise du groupe chinois Geely), Range Rover (filiale du groupe indien Tata), Nissan ou Mitsubishi décrochent. Même Toyota recule. Ils n’ont pas pris le tournant de l’électrique ou n’ont pas assez de modèles éligibles à l’écoscore français, cette réglementation qui limite certains avantages fiscaux aux véhicules faits en Europe. « Il y a un effet Made in France ou Made in Europe », note Xavier Duchemin.

Des marques comme le tchèque Skoda ou l’espagnol Cupra, appartenant toutes deux au groupe Volkswagen, signent une bonne année. « Le lancement de nouveaux modèles qui séduisent paie », salue Marie-Laure Nivot, qui souligne, dans la même veine, le succès d’Alpine (groupe Renault), qui double sa part de marché, avec 5381 immatriculations.

Les hybrides chinois progressent

Les marques chinoises, elles, progressent moins vite en France que dans le reste de l’Europe. En décembre, dans les cinq voitures en tête des ventes d’électriques (R5, 208, Scenic, 2008, R4, selon le classement arrêté au 30 décembre), il n’y avait aucun modèle chinois. La part de marché de BYD, qui va dépasser Tesla au niveau mondial, est encore limitée à 0,8 %. MG (marque de SAIC, le grand constructeur de Shanghai) atteint 2 %.

Contournant les droits de douane européens, sur les modèles zéro émissions, les constructeurs chinois poussent toutefois sur le marché leurs voitures hybrides. Et l’offensive ne fait que commencer. Le patron de Stellantis pour la France, partenaire de Leapmotor, prévoit un doublement des volumes de la marque chinoise en 2026. Elle a déjà vendu 4 000 voitures, presque autant que Honda.

Stellantis détient 20 % du capital de ce constructeur privé fondé fin 2015, auquel s’intéresse aussi un acteur chinois historique, le constructeur FAW. « Selon nos premières études, les acheteurs de Leapmotor sont 4 à 5 ans plus jeunes que ceux de la moyenne du groupe. Ce sont des nouveaux clients, souvent des acheteurs d’occasion qui passent au neuf », se félicite Xavier Duchemin.

La nouvelle offre, avec plus de petits modèles, et la modération des prix augurent-ils enfin d’un redémarrage du marché en 2026 ? Pour AAA Data, il faudra plutôt attendre 2027.
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Re: Philosophie & Stratégie & Avenir & ventes de Renault

Message par Corsugone » 09 févr. 2026 21:07

Les Echos

Renault : le site Alpine de Viry-Châtillon aiguillé vers la voie de garage

Après l'arrêt de la production des moteurs F1, plusieurs projets de reconversion seraient abandonnés par Renault. Les élus locaux dénoncent une menace pour l'emploi et le savoir-faire.

Pour le centre de R&D Alpine de Viry-Châtillon, l'histoire s'accélère, mais pas pour le meilleur. Dix-huit mois après avoir retiré au site la conception et la production des moteurs pour l'écurie de Formule 1 du groupe, la direction de Renault semble prête à stopper la plupart des programmes qui avaient été annoncés à l'époque pour compenser la baisse d'activité sur ce site inauguré en 1969 pour les voitures sportives d'Amédée Gordini.

C'est le maire (divers droite) de Viry-Châtillon, Jean-Marie Vilain, qui a sonné le tocsin. Se déclarant « stupéfait et trahi », l'élu a affirmé dans un communiqué diffusé dimanche que le constructeur s'apprête à renoncer à tous les projets énoncés devant l'Etat, la préfecture et les représentants du personnel, lors des comités de suivi organisés en 2024 et 2025. Les représentants des salariés seront informés dans un CSE organisé jeudi 12 février.

Avec la fin de la production des moteurs F1, Viry-Châtillon s'est reconverti en centre Hypertech Alpine, regroupant à la fois « des connaissances techniques de pointe et une expertise haute performance ». Mais selon une source au fait du dossier, plusieurs projets annoncés en septembre 2024 seraient arrêtés ou sur le point de l'être, au-delà même des propos de l'édile.

Budget en baisse

Le développement de la Supercar Alpine (un modèle qui devait être vendu à quelques centaines d'exemplaires) serait par exemple remis à plat, tout comme le centre de R&D sur les cellules de batterie. Les programmes sportifs (WEC en Endurance, Dakar pour le compte de Dacia, Formule E pour Nissan), seraient, eux, maintenus.

Dans le même temps, le budget de fonctionnement du centre de Viry, qui serait déjà en recul de 186 millions en 2025 à 84 millions cette année, devait encore baisser en 2027. Après la réunion d'information du 12 février, la consultation (qui doit acter la prise de décisions) serait programmée le 25 février. A l'évidence, Renault souhaite évacuer l'annonce des mauvaises nouvelles avant la présentation du nouveau plan stratégique, le 10 mars.

Interrogée par « Les Echos », une porte-parole de la marque a indiqué qu'elle ne pouvait ni « confirmer, ni infirmer » ces informations : « Des réflexions sont en cours, nous les partagerons avec les représentants des salariés le 12 février. »

Depuis son arrivée aux commandes de Renault il y a quelques mois, François Provost mène un travail d'inventaire, et n'hésite pas à abandonner des projets phare de son prédécesseur Luca de Meo, même d'une ampleur bien supérieure, comme la branche électrique Ampere ou les services de mobilité Mobilize.

Des élus furieux

Sur le territoire, la pilule a du mail à passer. « C'est scandaleux. Tous les engagements pris envers la ville et les salariés sont remis en cause, fustige Jean-Marie Vilain. Le site Renault de Viry-Châtillon a contribué au prestige du pays, à la fierté locale ; il doit rester un centre d'excellence », insiste le maire.

Au-delà du symbole se pose la question des 250 à 300 emplois du site. Avec le risque d'un démantèlement progressif des compétences, déjà amorcé depuis 2024, avec la perspective de départs vers d'autres constructeurs. « C'est toute une chaîne de savoir-faire qui est menacée », résume un autre élu local. Michel Leprêtre, président (PC) de l'établissement public territorial Grand Orly Seine Bièvres, dénonce une décision « incompréhensible ». « Au moins une centaine d'emplois sont menacés dans un premier temps », déplore-t-il.

François Durovray, le président (LR) du département de l'Essonne, qui exprime aussi sa vive préoccupation, s'est entretenu avec François Provost, le directeur général du groupe Renault. Ce dernier aurait confirmé l'engagement du groupe pour « un redéveloppement destiné à préparer la transformation de cette activité technologique emblématique du territoire ».

La CGT, seul syndicat qui accepte de s'exprimer à ce stade, dénonce de son côté des dés pipés dès l'origine. « La direction savait dès le départ qu'Hypertech serait en réalité hyper toc, avance Florent Grimaldi CGT du groupe Renault. Ils ont attendu que les salariés n'aient plus le moyen de pression du moteur F1 pour dévoiler leur jeu. »
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