Lamborghini Inside
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Re: Lamborghini Inside
Message par ze_shark » 26 févr. 2026 05:58
Peu importe, ça représente 60% de leurs ventes unitaires (moins en chiffre d'affaires) et donc une part très importante de leur business.
La projection est vraiment un mal générationnel. La question n'est pas de savoir ce que nous achèterions individuellement et hypothétiquement comme daily avec ce budget, mais ce que la clientèle Lambo, existante et prospective (conquêtes) dans son ensemble souhaite. Visiblement, Winkelmann est arrivé à la conclusion que la NPV d'une BEV n'est pas attractive, mais c'est sans nul doute en considération des autres projets qu'il doit, avec son board, décider de financer ou pas, sur la base de ce qui lui est rendu disponible dans le groupe.
Un Urus sur base de Cayenne BEV ne me semble pas du tout incongru (bien que jamais évoqué publiquement ?), mais il doit faire le calcul qu'il ne peut pas avoir un SUV ICE, PHEV et BEV dans sa gamme, ça diluerait trop les volumes.
La projection est vraiment un mal générationnel. La question n'est pas de savoir ce que nous achèterions individuellement et hypothétiquement comme daily avec ce budget, mais ce que la clientèle Lambo, existante et prospective (conquêtes) dans son ensemble souhaite. Visiblement, Winkelmann est arrivé à la conclusion que la NPV d'une BEV n'est pas attractive, mais c'est sans nul doute en considération des autres projets qu'il doit, avec son board, décider de financer ou pas, sur la base de ce qui lui est rendu disponible dans le groupe.
Un Urus sur base de Cayenne BEV ne me semble pas du tout incongru (bien que jamais évoqué publiquement ?), mais il doit faire le calcul qu'il ne peut pas avoir un SUV ICE, PHEV et BEV dans sa gamme, ça diluerait trop les volumes.
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Re: Lamborghini Inside
Message par Corsugone » 26 févr. 2026 08:25
Challenge
« La future Lamborghini sera hybride, pas électrique »
Artisan du grand retour de la marque automobile sportive, Stephan Winkelmann, son PDG, annonce un nouveau modèle pour 2030. Et reste ferme sur sa ligne de conduite : exclusivité et émotion au volant. Rencontre.
Chaque nouvelle Lamborghini fait frémir les passionnés d'automobile. Mais cette fois, l'annonce de Stephan Winkelmann, PDG du constructeur italien, qui a choisi de s'adresser à Challenges en exclusivité, revêt une importance particulière. Direct, comme à son habitude, il en vient immédiatement au fait : « Nous allons lancer un quatrième modèle qui viendra étendre la gamme en 2030. » Aux côtés de ses aînés (Urus, Temerario et Revuelto), elle porte l'espoir de pousser encore la croissance de l'entreprise, qui profite d'un marché du luxe porteur. Le patron qui a propulsé la marque à plus de 3 milliards d'euros de ventes n'en est pas à son coup d'essai.
Combien de dirigeants peuvent se targuer d'avoir été accueillis par une standing ovation de leurs salariés ? C'est ce qui attendait Stephan Winkelmann lorsqu'il a franchi les portes de l'usine de Sant'Agata Bolognese en décembre 2020, lors de son retour à la tête de Lamborghini, après une éclipse de cinq ans à Audi puis chez Bugatti. « Un moment d'émotion », se remémore-t-il, encore stupéfait. Avec ses costumes cintrés et son italien parfait, l'homme qui a façonné le nouveau visage de la marque sous l'égide du groupe Volkswagen est le plus transalpin des Allemands.
« Unanimité des clients » Depuis son arrivée en 2005, il a multiplié les décisions fortes. Dès 2007, il inventait avec la Reventon les modèles en série ultralimitée à carrosserie spéciale, principe copié par tous ses concurrents. Pour l'Aventador, sortie en 2011, il a validé la conception simultanée d'un nouveau châssis en carbone et d'un nouveau moteur, ce qui n'était pas arrivé depuis les débuts de l'entreprise, en 1963 ! Surtout, il a boosté les ventes avec un SUV, l'Urus, en 2017.
Puis est venue l'ère de l'hybride. « Aujourd'hui, Lamborghini est la seule marque de voitures sportives dont la gamme est entièrement électrifiée », souligne fièrement Stephan Winkelmann. Tel était l'objet de la stratégie « Direzione Cor Tauri » : convertir tous les modèles à des motorisations hybrides rechargeables. « Une nécessité pour répondre aux objectifs carbone édictés par Bruxelles », précise-t-il, tout en permettant de sauvegarder les gros moteurs V8 et V12 réclamés par les amateurs. « A l'unanimité, nos clients sont ravis de la douceur, du caractère et des performances de nos nouvelles motorisations. » Trois ans après la présentation du concept car électrique Lanzador, en 2023, on imaginait que la prochaine étape serait une Lamborghini à batterie, déjà retardée plusieurs fois. Il n'en sera rien, au risque de perdre du terrain face à l'éternel rival Ferrari, qui s'apprête à sortir sa Luce électrique. « La prochaine Lamborghini ne sera pas électrique, mais hybride rechargeable, même si nous avons la capacité de lancer rapidement un modèle électrique, lâche Stephan Winkelmann avec un sourire en coin. Nous avons toujours assuré que nous ne le ferions que si les clients étaient prêts. Selon nos études, ce n'est pas le cas, et ce ne le sera pas avant plusieurs années », poursuit-il avant de balayer d'un revers de main les sportives électriques chinoises : « Sur nos critères fondamentaux que sont le style, la performance et l'émotion au volant, aucune d'elles n'est une concurrente. »
Défier Maserati et Bentley
La future Lamborghini aura « une silhouette basse. Il s'agira d'un coupé de grand tourisme à deux portes et quatre places », ajoute cet amoureux de voitures de sport. La formule rappelle la mythique Espada, lancée en 1968, et permettra à l'italien de rivaliser avec Aston Martin, Maserati et Bentley… Cette dernière marque appartenant aussi au groupe Volkswagen. Le modèle à venir pourrait d'ailleurs partager beaucoup, techniquement, avec sa cousine britannique, la Continental GT. Au point de diluer l'identité ? « L'Urus est parvenu à offrir son propre caractère, malgré une base commune avec Porsche Cayenne et Bentley Bentayga. On peut faire confiance à l'ingénierie du groupe pour que ce soit une vraie Lamborghini », martèle Stephan Winkelmann, sûr de sa recette.
D'autres pistes, notamment un SUV plus petit que l'Urus, ont été envisagées. « Il aurait rencontré un grand succès, mais il n'est pas pertinent pour Lamborghini de baisser son prix d'accès », affirme le dirigeant qui s'exprime souvent cash. Pas question de dévaloriser une marque en croissance constante : avec 10 747 voitures livrées en 2025, trois fois plus qu'il y a dix ans, Lamborghini double Bentley pour la deuxième année consécutive.
Le futur modèle marquera « une étape dans la croissance de l'entreprise. Il se vendra moins que l'Urus, mais plus que les sportives Temerario et Revuelto », assure le PDG. Les 2 500 exemplaires annuels envisagés nécessiteront une extension de l'usine. Mais, comme pour l'Urus, plateformes, motorisations et structures viendront d'autres sites du groupe. En attendant 2030, « nous déclinerons des variantes inédites sur nos modèles ». Pour que les amateurs ne cessent jamais de rêver de Lamborghini. Nicolas Meunier
« La future Lamborghini sera hybride, pas électrique »
Artisan du grand retour de la marque automobile sportive, Stephan Winkelmann, son PDG, annonce un nouveau modèle pour 2030. Et reste ferme sur sa ligne de conduite : exclusivité et émotion au volant. Rencontre.
Chaque nouvelle Lamborghini fait frémir les passionnés d'automobile. Mais cette fois, l'annonce de Stephan Winkelmann, PDG du constructeur italien, qui a choisi de s'adresser à Challenges en exclusivité, revêt une importance particulière. Direct, comme à son habitude, il en vient immédiatement au fait : « Nous allons lancer un quatrième modèle qui viendra étendre la gamme en 2030. » Aux côtés de ses aînés (Urus, Temerario et Revuelto), elle porte l'espoir de pousser encore la croissance de l'entreprise, qui profite d'un marché du luxe porteur. Le patron qui a propulsé la marque à plus de 3 milliards d'euros de ventes n'en est pas à son coup d'essai.
Combien de dirigeants peuvent se targuer d'avoir été accueillis par une standing ovation de leurs salariés ? C'est ce qui attendait Stephan Winkelmann lorsqu'il a franchi les portes de l'usine de Sant'Agata Bolognese en décembre 2020, lors de son retour à la tête de Lamborghini, après une éclipse de cinq ans à Audi puis chez Bugatti. « Un moment d'émotion », se remémore-t-il, encore stupéfait. Avec ses costumes cintrés et son italien parfait, l'homme qui a façonné le nouveau visage de la marque sous l'égide du groupe Volkswagen est le plus transalpin des Allemands.
« Unanimité des clients » Depuis son arrivée en 2005, il a multiplié les décisions fortes. Dès 2007, il inventait avec la Reventon les modèles en série ultralimitée à carrosserie spéciale, principe copié par tous ses concurrents. Pour l'Aventador, sortie en 2011, il a validé la conception simultanée d'un nouveau châssis en carbone et d'un nouveau moteur, ce qui n'était pas arrivé depuis les débuts de l'entreprise, en 1963 ! Surtout, il a boosté les ventes avec un SUV, l'Urus, en 2017.
Puis est venue l'ère de l'hybride. « Aujourd'hui, Lamborghini est la seule marque de voitures sportives dont la gamme est entièrement électrifiée », souligne fièrement Stephan Winkelmann. Tel était l'objet de la stratégie « Direzione Cor Tauri » : convertir tous les modèles à des motorisations hybrides rechargeables. « Une nécessité pour répondre aux objectifs carbone édictés par Bruxelles », précise-t-il, tout en permettant de sauvegarder les gros moteurs V8 et V12 réclamés par les amateurs. « A l'unanimité, nos clients sont ravis de la douceur, du caractère et des performances de nos nouvelles motorisations. » Trois ans après la présentation du concept car électrique Lanzador, en 2023, on imaginait que la prochaine étape serait une Lamborghini à batterie, déjà retardée plusieurs fois. Il n'en sera rien, au risque de perdre du terrain face à l'éternel rival Ferrari, qui s'apprête à sortir sa Luce électrique. « La prochaine Lamborghini ne sera pas électrique, mais hybride rechargeable, même si nous avons la capacité de lancer rapidement un modèle électrique, lâche Stephan Winkelmann avec un sourire en coin. Nous avons toujours assuré que nous ne le ferions que si les clients étaient prêts. Selon nos études, ce n'est pas le cas, et ce ne le sera pas avant plusieurs années », poursuit-il avant de balayer d'un revers de main les sportives électriques chinoises : « Sur nos critères fondamentaux que sont le style, la performance et l'émotion au volant, aucune d'elles n'est une concurrente. »
Défier Maserati et Bentley
La future Lamborghini aura « une silhouette basse. Il s'agira d'un coupé de grand tourisme à deux portes et quatre places », ajoute cet amoureux de voitures de sport. La formule rappelle la mythique Espada, lancée en 1968, et permettra à l'italien de rivaliser avec Aston Martin, Maserati et Bentley… Cette dernière marque appartenant aussi au groupe Volkswagen. Le modèle à venir pourrait d'ailleurs partager beaucoup, techniquement, avec sa cousine britannique, la Continental GT. Au point de diluer l'identité ? « L'Urus est parvenu à offrir son propre caractère, malgré une base commune avec Porsche Cayenne et Bentley Bentayga. On peut faire confiance à l'ingénierie du groupe pour que ce soit une vraie Lamborghini », martèle Stephan Winkelmann, sûr de sa recette.
D'autres pistes, notamment un SUV plus petit que l'Urus, ont été envisagées. « Il aurait rencontré un grand succès, mais il n'est pas pertinent pour Lamborghini de baisser son prix d'accès », affirme le dirigeant qui s'exprime souvent cash. Pas question de dévaloriser une marque en croissance constante : avec 10 747 voitures livrées en 2025, trois fois plus qu'il y a dix ans, Lamborghini double Bentley pour la deuxième année consécutive.
Le futur modèle marquera « une étape dans la croissance de l'entreprise. Il se vendra moins que l'Urus, mais plus que les sportives Temerario et Revuelto », assure le PDG. Les 2 500 exemplaires annuels envisagés nécessiteront une extension de l'usine. Mais, comme pour l'Urus, plateformes, motorisations et structures viendront d'autres sites du groupe. En attendant 2030, « nous déclinerons des variantes inédites sur nos modèles ». Pour que les amateurs ne cessent jamais de rêver de Lamborghini. Nicolas Meunier
"I have a problem with Porsches. They're wonderful cars, but I know I could never live with one. I don't go around saying that Porsches are a pile of dung, but I do know that psychologically I couldn't handle owning one" Rowan Atkinson.
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Re: Lamborghini Inside
Message par Corsugone » 21 mars 2026 07:53
Les Echos
Lamborghini reste dans la roue de Ferrari malgré un secteur en repli
La marque du groupe Volkswagen a battu un nouveau record de voitures livrées l'an dernier.Sa rentabilité est restée à un niveau exceptionnel malgré les secousses liées aux surtaxes américaines.
Un nouveau record de ventes et une rentabilité opérationnelle qui plane allègrement au-dessus de 20 % : Lamborghini, la marque italienne de voitures de luxe du groupe Volkswagen, a maintenu sa trajectoire en 2025 malgré les turbulences géopolitiques. Avec 10.747 bolides livrés dans le monde l'an dernier, la marque au taureau furieux a encore une fois repoussé son record d'immatriculations, après les 10.687 unités enregistrées en 2024. Dans la foulée, le chiffre d'affaires atteint lui aussi un niveau inédit, avec une hausse de 3,3 % qui l'a porté à 3,2 milliards d'euros.
Hausse de prix pour compenser les taxes
Les turbulences du maelström douanier déchaîné par Donald Trump ont tout de même affecté Lamborghini. Si la région Europe - Moyen-Orient reste son premier marché, l'entreprise compte tout de même près d'un tiers de ses clients (3.347 l'an dernier) dans la zone Amériques. Lorsque le président américain a annoncé une surtaxe à l'importation de 25 %, « nous avons fait stopper les bateaux qui transportaient les voitures vers les Etats-Unis,a raconté le PDG Stephan Winkelmann lors d'un entretien avec des journalistes français. Cela nous a fait perdre six à huit semaines ».
Quand la surtaxe a été abaissée à 15 %, la marque a compensé partiellement en relevant ses prix, avec par exemple +10 % sur l'Urus, son SUV best-seller. Il a ensuite fallu faire face aux annulations de certaines commandes, et chercher de nouveaux clients, relate le dirigeant : « Au total, cela nous a amenés à une réduction de volumes sur l'ensemble de l'année, et à des marges plus faibles à la fin de l'année qu'au début. »
Ces tracas transatlantiques ont affecté la marge opérationnelle, moins toutefois que ce qu'ont connu les marques du segment premium. La rentabilité est passée sur un an de 27 % à 24 %, à un niveau qui n'est pas aussi stratosphérique que chez Ferrari (29,5 % en 2025), mais qui reste exceptionnel dans le secteur de l'automobile. Le résultat d'exploitation a atteint 768 millions d'euros. Stephan Winkelmann se montre prudent pour l'année à venir, car la conjoncture est moins favorable pour le créneau des bolides de luxe, que le dirigeant évalue à « plus ou moins 50.000 voitures par an ».« Nous avons une très bonne part des ventes, mais le marché se rétrécit un peu en ce moment, et nous avons des concurrents qui ne se portent pas très bien [comme Maserati du groupe Stellantis, ou Aston Martin, NDLR] et qui poussent leurs voitures en baissant les prix », rapporte le dirigeant. Les volumes vont donc continuer à être pilotés avec doigté, afin de conserver une production inférieure à la demande.
Pour faire grimper ses profits, Lamborghini peut compter sur son offre de personnalisation Ad Personam, qui séduit de plus en plus de clients. Une tendance lourde dans ce secteur de niche. « Près de 90 % d'entre eux individualisent leurs voitures »,se félicite Stephan Winkelmann, grâce notamment à un catalogue de couleurs qui propose plus de 400 références. Une Revuelto dont le prix catalogue est de 500.000 euros peut ainsi se vendre près de 100.000 euros de plus lorsque toutes les options de personnalisation sont activées.
Lamborghini reste dans la roue de Ferrari malgré un secteur en repli
La marque du groupe Volkswagen a battu un nouveau record de voitures livrées l'an dernier.Sa rentabilité est restée à un niveau exceptionnel malgré les secousses liées aux surtaxes américaines.
Un nouveau record de ventes et une rentabilité opérationnelle qui plane allègrement au-dessus de 20 % : Lamborghini, la marque italienne de voitures de luxe du groupe Volkswagen, a maintenu sa trajectoire en 2025 malgré les turbulences géopolitiques. Avec 10.747 bolides livrés dans le monde l'an dernier, la marque au taureau furieux a encore une fois repoussé son record d'immatriculations, après les 10.687 unités enregistrées en 2024. Dans la foulée, le chiffre d'affaires atteint lui aussi un niveau inédit, avec une hausse de 3,3 % qui l'a porté à 3,2 milliards d'euros.
Hausse de prix pour compenser les taxes
Les turbulences du maelström douanier déchaîné par Donald Trump ont tout de même affecté Lamborghini. Si la région Europe - Moyen-Orient reste son premier marché, l'entreprise compte tout de même près d'un tiers de ses clients (3.347 l'an dernier) dans la zone Amériques. Lorsque le président américain a annoncé une surtaxe à l'importation de 25 %, « nous avons fait stopper les bateaux qui transportaient les voitures vers les Etats-Unis,a raconté le PDG Stephan Winkelmann lors d'un entretien avec des journalistes français. Cela nous a fait perdre six à huit semaines ».
Quand la surtaxe a été abaissée à 15 %, la marque a compensé partiellement en relevant ses prix, avec par exemple +10 % sur l'Urus, son SUV best-seller. Il a ensuite fallu faire face aux annulations de certaines commandes, et chercher de nouveaux clients, relate le dirigeant : « Au total, cela nous a amenés à une réduction de volumes sur l'ensemble de l'année, et à des marges plus faibles à la fin de l'année qu'au début. »
Ces tracas transatlantiques ont affecté la marge opérationnelle, moins toutefois que ce qu'ont connu les marques du segment premium. La rentabilité est passée sur un an de 27 % à 24 %, à un niveau qui n'est pas aussi stratosphérique que chez Ferrari (29,5 % en 2025), mais qui reste exceptionnel dans le secteur de l'automobile. Le résultat d'exploitation a atteint 768 millions d'euros. Stephan Winkelmann se montre prudent pour l'année à venir, car la conjoncture est moins favorable pour le créneau des bolides de luxe, que le dirigeant évalue à « plus ou moins 50.000 voitures par an ».« Nous avons une très bonne part des ventes, mais le marché se rétrécit un peu en ce moment, et nous avons des concurrents qui ne se portent pas très bien [comme Maserati du groupe Stellantis, ou Aston Martin, NDLR] et qui poussent leurs voitures en baissant les prix », rapporte le dirigeant. Les volumes vont donc continuer à être pilotés avec doigté, afin de conserver une production inférieure à la demande.
Pour faire grimper ses profits, Lamborghini peut compter sur son offre de personnalisation Ad Personam, qui séduit de plus en plus de clients. Une tendance lourde dans ce secteur de niche. « Près de 90 % d'entre eux individualisent leurs voitures »,se félicite Stephan Winkelmann, grâce notamment à un catalogue de couleurs qui propose plus de 400 références. Une Revuelto dont le prix catalogue est de 500.000 euros peut ainsi se vendre près de 100.000 euros de plus lorsque toutes les options de personnalisation sont activées.
"I have a problem with Porsches. They're wonderful cars, but I know I could never live with one. I don't go around saying that Porsches are a pile of dung, but I do know that psychologically I couldn't handle owning one" Rowan Atkinson.
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