Essai de la M5 E60 Berline
Publié : 12 janv. 2009 02:11
Comme le savent déjà certains du forum, la famille va compter une personne de plus dans quelques mois. Je suis donc à la recherche d'un break plus grand pour remplacer ma 335i Touring. Le critère de ma femme, pas de diesel et les miens, rester chez BMW et plus puissant qu'une 530i.
J'ai passé en revue les modèles au dessus d'une 530i et il n'a que deux modèles à ma grande surprise. La 550 et la fameuse M5. Je m'attendais à trouvé la même motorisation que dans ma 335i mais rien, alors j'ai pensé au 4.4 bi-turbo que l'on peut trouver sur la X6 ou sur la dernière série 7 et encore rien.
Malgré mes aprioris, j'ai quand même pris la peine d'aller faire l'essai de la 530i. Dans l'absolu ce n'est pas une mauvaise voiture, mais en sortant d'une 335i, il lui manque le couple de celle-ci dans les bas du compte tour, sans compter qu'elle prends une bonne centaine de kilo au passage. Donc mise de côté.
Encore un apriori de ma part, mais j'ai l'impression que la 550i est une voiture produite à la base pour le marché US. Certainement une voiture très agréable et très coupleuse mais certainement avare en sensations.
Au sujet de la M5 E60, j'ai entendu toutes sortes d'avis au sujet de la boite SMG3 et de son moteur. Mon agence BMW m'a fait venir une M5 berline de chez l'importateur qui devait être en touring à la base...
Voilà un résumé d'un essai que j'ai trouver sur le net réadapter à ma sauce.
Au volant
Dès les premiers kilomètres, le bruit rauque et velouté atteste que le pied droit va, à la moindre pression, déclencher un véritable tsunami. Assez médiocre en usage automatique, la boîte mécanique robotisée SMG 7 rapports réclame de l’attention, offrant la double commande, levier ou palettes derrière le volant (+ à droite pour monter les vitesses, - à gauche pour rétrograder). Les passages de rapport sont dignes d’une F1 dont on peut d’ailleurs régler la rapidité.
Dès que le trafic diminue, grande est la tentation de jouer comme sur une console de jeu avec ces palettes régulant l’invraisemblable potentiel du V10. Cependant, gare à celui qui veut frôler les 8000 tours sur les 3 ou 4 premiers rapports car les vitesses inavouables sont déjà largement dépassées,le conducteur (pilote) ne s’étant pas rendu compte réellement de la situation tant l’insonorisation et le confort (si EDC en position adéquate) sont au rendez-vous.Même sur des routes de campagne bosselées, la tenue en cap de la M5 ne nécessite que peu de corrections au volant, la direction est vraiment top. Dans les enchaînements, la M5 réagit et « motrice » avec une aisance malgré la monte en pneu d'hiver et une précision inattendues pour un véhicule de ce poids et de ce gabarit. Le résultat d’un châssis en aluminium, du mode M Dynamic et d’un différentiel autobloquant M.
Seule ombre au tableau : le freinage certes, les ralentissements semblent à la hauteur des performances mais le bruit est désagréable et une curieuse sensation à la pédale traduit une endurance toute relative du système à étriers flottants.
Pour le reste, la M5 Touring super équipée (affichage tête haute compris) bluffera les plus blasés par sa polyvalence et sa facilité d’usage au quotidien si l’on fait abstraction des à-coups engendrés par la boîte SMG en mode automatique.
Mon avis
Proposer une vraie berline offrant les performances d’une Dodge Viper ou d’une Ferrari Scaglietti, le tout dans un bon confort et une ambiance ouatée n’est pas monnaie courante. Véritable vitrine technologique au profit de la sportivité, la M5, politiquement très incorrecte, se doit d’exister pour faire face aux modèles correspondants de Mercedes et Audi, ce dernier mettant la barre encore plus haut avec la nouvelle RS6 Avant. Cette escalade à la puissance sans fin à laquelle participent logiquement Ferrari, Lamborghini, Bentley, Aston Martin, Porsche et quelques autres, peut paraître dépassée, voire choquante.
Les points forts
V10 spectaculaire, performances (c'est pas une berline c'est une GT), comportement routier, direction, confort relatif, technologie embarquée, polyvalence d’utilisation.
Les points faibles
Position de conduite trop haute, freinage manquant d'endurance, pas d’option freins céramiques, consommation vertigineuse , trop de réglages possibles, boîte SMG décevante en mode automatique, bien que avec le temps on arrive à limiter les a-coups en dosant avec plus de précision.
Je suis partagé entre le réel plaisir qu'elle procure aussi bien sportivement que tranquillement et la gueule d'un joli break passe partout d'on seul un oeil averti fera la différence avec une série 5 touring avec des belles jantes. Par contre la consommation gargantuesque même en roulant le pied léger sur l'autoroute me refroidi. Cette consommation excessive est peut être dû en partie au faible kilométrage du véhicule.
Une vidéo d'une M5 Touring brutalisée:
Quelques photos de ma voiture d'essais faite à la dernière minute:






Quelques photos d'un break Sepang Bronze que l'on me propose avec 3600 Km au compteur, de mars 2007 full options les plcages bois ne me plaisent pas, il y a toujours moyen de les remplacer par des alu:







J'ai passé en revue les modèles au dessus d'une 530i et il n'a que deux modèles à ma grande surprise. La 550 et la fameuse M5. Je m'attendais à trouvé la même motorisation que dans ma 335i mais rien, alors j'ai pensé au 4.4 bi-turbo que l'on peut trouver sur la X6 ou sur la dernière série 7 et encore rien.
Malgré mes aprioris, j'ai quand même pris la peine d'aller faire l'essai de la 530i. Dans l'absolu ce n'est pas une mauvaise voiture, mais en sortant d'une 335i, il lui manque le couple de celle-ci dans les bas du compte tour, sans compter qu'elle prends une bonne centaine de kilo au passage. Donc mise de côté.
Encore un apriori de ma part, mais j'ai l'impression que la 550i est une voiture produite à la base pour le marché US. Certainement une voiture très agréable et très coupleuse mais certainement avare en sensations.
Au sujet de la M5 E60, j'ai entendu toutes sortes d'avis au sujet de la boite SMG3 et de son moteur. Mon agence BMW m'a fait venir une M5 berline de chez l'importateur qui devait être en touring à la base...
Voilà un résumé d'un essai que j'ai trouver sur le net réadapter à ma sauce.
Au volant
Dès les premiers kilomètres, le bruit rauque et velouté atteste que le pied droit va, à la moindre pression, déclencher un véritable tsunami. Assez médiocre en usage automatique, la boîte mécanique robotisée SMG 7 rapports réclame de l’attention, offrant la double commande, levier ou palettes derrière le volant (+ à droite pour monter les vitesses, - à gauche pour rétrograder). Les passages de rapport sont dignes d’une F1 dont on peut d’ailleurs régler la rapidité.
Dès que le trafic diminue, grande est la tentation de jouer comme sur une console de jeu avec ces palettes régulant l’invraisemblable potentiel du V10. Cependant, gare à celui qui veut frôler les 8000 tours sur les 3 ou 4 premiers rapports car les vitesses inavouables sont déjà largement dépassées,le conducteur (pilote) ne s’étant pas rendu compte réellement de la situation tant l’insonorisation et le confort (si EDC en position adéquate) sont au rendez-vous.Même sur des routes de campagne bosselées, la tenue en cap de la M5 ne nécessite que peu de corrections au volant, la direction est vraiment top. Dans les enchaînements, la M5 réagit et « motrice » avec une aisance malgré la monte en pneu d'hiver et une précision inattendues pour un véhicule de ce poids et de ce gabarit. Le résultat d’un châssis en aluminium, du mode M Dynamic et d’un différentiel autobloquant M.
Seule ombre au tableau : le freinage certes, les ralentissements semblent à la hauteur des performances mais le bruit est désagréable et une curieuse sensation à la pédale traduit une endurance toute relative du système à étriers flottants.
Pour le reste, la M5 Touring super équipée (affichage tête haute compris) bluffera les plus blasés par sa polyvalence et sa facilité d’usage au quotidien si l’on fait abstraction des à-coups engendrés par la boîte SMG en mode automatique.
Mon avis
Proposer une vraie berline offrant les performances d’une Dodge Viper ou d’une Ferrari Scaglietti, le tout dans un bon confort et une ambiance ouatée n’est pas monnaie courante. Véritable vitrine technologique au profit de la sportivité, la M5, politiquement très incorrecte, se doit d’exister pour faire face aux modèles correspondants de Mercedes et Audi, ce dernier mettant la barre encore plus haut avec la nouvelle RS6 Avant. Cette escalade à la puissance sans fin à laquelle participent logiquement Ferrari, Lamborghini, Bentley, Aston Martin, Porsche et quelques autres, peut paraître dépassée, voire choquante.
Les points forts
V10 spectaculaire, performances (c'est pas une berline c'est une GT), comportement routier, direction, confort relatif, technologie embarquée, polyvalence d’utilisation.
Les points faibles
Position de conduite trop haute, freinage manquant d'endurance, pas d’option freins céramiques, consommation vertigineuse , trop de réglages possibles, boîte SMG décevante en mode automatique, bien que avec le temps on arrive à limiter les a-coups en dosant avec plus de précision.
Je suis partagé entre le réel plaisir qu'elle procure aussi bien sportivement que tranquillement et la gueule d'un joli break passe partout d'on seul un oeil averti fera la différence avec une série 5 touring avec des belles jantes. Par contre la consommation gargantuesque même en roulant le pied léger sur l'autoroute me refroidi. Cette consommation excessive est peut être dû en partie au faible kilométrage du véhicule.
Une vidéo d'une M5 Touring brutalisée:
Quelques photos de ma voiture d'essais faite à la dernière minute:






Quelques photos d'un break Sepang Bronze que l'on me propose avec 3600 Km au compteur, de mars 2007 full options les plcages bois ne me plaisent pas, il y a toujours moyen de les remplacer par des alu:






